ID, succincte
/nom > le confort moderne
/âge > mature teaching teens
/ligne éditoriale > sans façon
/quotations favorites > in media res
/interests > culture 2.0
/favorite music > face b, pop grenadine, null disco, rap violence, forest folk, lo-fi tout, electro acouphène, kaugummi r'n'b, chanson française [hi hi hi], hiphop moral, rock capillaire, 80 turbinée, sirop FM, usw
Sinon, le confort moderne c'est...
Un courant
Soit l'historique question du "mieux vivre" débattue par des médecins, des architectes, des hommes politiques ou des philanthropes. Comment réinvestir un champ connu, une sphère intime comme l'habitat, et faire en sorte, avec la modernité comme alliée d'accéder à l'épanouissement.
Le confort moderne c'est aussi un choix, une épure. Celle d'une tabula pas systématiquement rasa mais éliminant quand même bien des reliefs archaïques pour céder leurs places - en confiance - à des objets d'un présent peu commun, et souvent avec une belle tête de futur.
Un media
Le travail médiatique se construit en deux points essentiels : la sélection de faits parmi des millions ( 1) pour les éclairer et les transformer en information, puis l'analyse, le traitement du fait choisi.
Cette sélection est déjà un choix, tout sauf anodin.
Considérez entre autre :
1_les multiples sujets rigoureusement insignifiants des journaux télévisés (20 centimètres de neige ici, une rixe là, un drôle de boulanger ailleurs). Un assemblage de sensationnalisme, de faits divers et de rapports de voisinage qui sous couvert "d'actualité" - c'est à dire qu'il n'a aucune autre légitimité que celle d'être récent, actuel - est considéré comme sensé et apportant quelque chose de significatif à son spectateur.
2_les passions über élitistes des media culturels parisiens [redondant?]. Un goût d'enseigne pour la pièce unique, l'obscur, l'impénétrable qui n'a souvent pour objet que la différenciation à tout prix, justifiant la supériorité de celui qui apprécie. Or on apprécie cette chose rare non parce qu'elle est qualitative (en quoi que ce soit) mais parce qu'elle est rare.
Le deuxième point essentiel du travail est le traitement de l'information choisie. Des critiques positivistes au journalisme gonzo, le traitement médiatique est écartelé, entre les tentatives asymptotales d'une objectivité la plus impartiale possible et l'ultra subjectivité, entre le rendu descriptif le plus factuel et les envolées littéraires. Ce tiraillement va jusqu'à déchaîner quelque fois les passions, quand certaines nouvelles gardes sont fatiguées de lire les critiques trop complaisantes de bande mous, d'autres sont exaspérés par les déclarations péremptoires de petits poseurs goût trash.
So what
Difficile de dire quelque chose de soi sans sombrer dans la mare au truisme ou le déjà vu, sans se prendre au pauvre jeu des comparaisons.
Alors s'il devait y avoir horizon directif, ce serait celui d'être affranchi [bang bang]
_affranchi de l'obligation de qualifier ce que l'on est, son identité de manière trop exacte pour que c'en soit réel
_affranchi par là même des considérations de et sur sa condition, querelles de chapelles et castes. C'est à dire entre autre paradoxal, ayant droit au mauvais goût, souple sans savoir faire le grand écart.
_affranchi parce que website des pressions des annonceurs, voire du lectorat.
_affranchi de la vilaine métonymie d'un media ogre qui écrase de sa ligne éditoriale les différences qui le rendent vivant, à savoir ses rédacteurs et leurs propres choix.
Pas de crew, pas de postures qui ne soient réellement les nôtres. Le confort moderne, in media res.


